Faut lire la presse, on y trouve des choses géniales!
"L'incapacité de Sarkozy à choisir reflète une personnalité post moderne détachée de toute conviction idéologique. Ainsi, le président a conservé tout le protocole monarchique établi par le Général de Gaulle en 1959, mais il court en shorts autour du palais.
M. Sarkozy appelle cet assemblage de contraires le "pragmatisme". Il nie - un peu comme Barack Obama - qu'il existe toujours une division entre gauche et droite, comme s'il ne restait que, d'un côté, les partisans du changement et de l'autre les partisans du statu quo. Mais quel changement ?
Sans une vision claire, le pragmatisme à la Sarkozy, comme le consensus à la Sarkozy, est une recette non pas pour le changement mais pour l'ambiguité et l'imprévisibilité.
La France a un skipper sans boussole.
Les Français n'en sont pas contents."
C'est pas moi qui l'ai dit, c'est Guy Sorman, dans le Wall Street Journal en juin 2008
C'est vrai qu'en un an, notre Nain presidentiel est passé de 53% des voix à l'election, à 20% d'approbation.
Le pauvre, à force de degringoler dans les sondages, il va finir par se faire mal...
Dans El Pais, un article de LLuis Bassets intitulé « Vue de Madrid : Sarkozy, ce grand malade » disait :
"Les Français ont un problème. Ils croyaient avoir un superprésident, un hyperdirigeant capable de les sortir de la dépression et de la décadence, et voilà qu'ils ont écopé d'un président comme ils en ont déjà connu beaucoup d'autres : à savoir malade, limité, qu'il faut dorloter et protéger tout en s'organisant pour que la France tourne et que le gouvernement et les institutions fassent leur devoir.
[...]
La maladie dont souffre Sarkozy n'a pas la gravité du cancer de la prostate de Mitterrand, mais elle touche un organe vital s'il en est : l'ego. Celui du président est d'évidence atteint d'une hypertrophie probablement incurable.
[...] Le parti du chef de l'État est divisé à cause de tensions qu'il a lui-même créées. Le traitement qu'il a infligé en public aux uns et aux autres, y compris à certains de ses collaborateurs les plus proches, est digne du comportement d'un monarque bilieux et capricieux avec ses laquais.[/f] Même son actuelle impopularité est extravagante : elle ne s'explique pas par un train de réformes puisque ces dernières sont encore largement inappliquées. Elle s'explique uniquement par son comportement public.
[...]
Sarkozy, arrière-petit-fils libéral et proaméricain de De Gaulle (après le petit-fils, Chirac, et le fils, Pompidou), s'est installé sur le trône élyséen porté par son ambition personnelle et sa conception égotique de la présidence : il a par le fait encore accru les pouvoirs de la présidence. Et, une fois parvenu à ses fins, il s'est consacré à lui-même, comme un ado narcissique obnubilé par ses sentiments et ses plaisirs. Certes, le pouvoir peut en apporter beaucoup, mais la prudence conseille de ne pas trop en faire étalage. Sarkozy le téméraire fait tout le contraire et se vautre dans l'exhibitionnisme."
J'arrete le massacre?
Nooooon, j'vous en donne encore un peu :
Dans le meme artcile, Lluis Bassets continue en ecrivant qu' "Il n'a pleinement triomphé que dans le rôle de sultan, seigneur en son sérail, paré des atours qui passionnent un certain public – et manifestement aussi ses pairs. Le voilà fasciné par son propre pouvoir de séduction, son goût exquis et sa désinvolture. Mais ce triomphe-là a le don de déprimer beaucoup de Français car il rabaisse la République au niveau de la principauté de Monaco."
Niark Niark.
Encore un petit coup?
"Personne ne lui reproche que son couple ait été en crise, ni même qu'il se soit remarié, mais l'étalage de tout cela dans les journaux du monde entier, dans un tourbillon de “pipolisation”, comme on dit bizarrement en bon franglais, s'est révélé faire très mauvais effet. Car la France reste un pays très attaché à la bienséance. Un endroit où les nobles usages et la politesse permettent de marquer au quotidien une distance bien utile, tout en favorisant une courtoisie aussi indispensable qu'apaisante. La concierge et la boulangère sont systématiquement gratifiées d'un chère Madame* et des nouvelles de leur santé leur sont rituellement demandées. Les échanges de courrier avec le Trésor public ou un quelconque client se concluent toujours par une formule de politesse et de déférence dont les gradations et le bon usage sont expliquées à tout étranger (et à toutes les secrétaires). Nicolas Sarkozy a renoncé à être Monsieur le Président de la République*, sauf lorsque cette noble appellation se révèle opportunément intimidante ; dans les autres cas, il veut simplement être le type qui a un boulot à accomplir, à savoir tapoter les électeurs sur l'épaule, un dirigeant qui a gagné sa place au mérite, tout ça pour finir à la une des magazines people avec sa dernière – somptueuse – conquête.
Tout cela ne colle pas, et les Français ont le sentiment que leur pays en sort diminué. Car la France est un pays éminemment sérieux. Or les grandes décisions de politique étrangère – l'Afghanistan, l'Iran, les rapports de la France et des États-Unis, l'OTAN, Israël, les Palestiniens, ou encore le nom du futur président de l'Union européenne ou celui du prochain maire de Neuilly – sont toutes prises par Sarkozy sur le mode du caprice, sans préalable ni débat public. "
Ce troisieme article est de William Pfaff, dans l'International Herald Tribune...
Hohoho, j'allais m'arreter, mais je suis retombée sur les articles british qui précédèrent la visite du couple presidentiel français à la reine anglaise, admirez :
"A Buckingham, Carla Bruni chantera-t-elle une chanson ? Et quel présent offrir à ce « jeune couple » tellement kitsch ?
Les 26, 27 et 28 mars prochain [selon Buckingham Palace], lors de la visite d'État de Nicolas Sarkozy et de sa nouvelle épouse, Carla, en Grande-Bretagne, il faudra à Sa Gracieuse Majesté tous ses talents de diplomate pour les accueillir avec le sourire. Selon un proche de la cour, leur séjour chez les Windsor n'est pas sans inquiéter la famille royale. « Sa Majesté jouera à la perfection son rôle d'hôtesse, comme toujours, mais il est indubitable que certains craignent que nous ne soyons utilisés comme décor d'exception pour le prochain épisode du soap opera du président français », me dit-on. Car les informations venues de France agacent de plus en plus Buckingham.
Dans une interview donnée récemment, Mme Sarkozy a trouvé « grisante » l'idée de sa prochaine rencontre avec la reine, avant de décrire le couple qu'elle forme avec le président français comme vivant « up tempo » [« Les amoureux, on le sait, ont leur propre temps. Le nôtre est up tempo », interview dans L'Express du 13 février 2008]."
Hahahaha, je sais pas dans quel temps ils vivent, mais j'aimerais qu'ils soient loin du notre!!!
"Dans une autre publication, on apprend par ailleurs qu'elle souhaiterait emporter sa guitare pour jouer à la souveraine une chanson qui dit notamment « Mon monde est meilleur quand tu es avec moi parce que tu es ma reine » . Selon mon informateur, Elisabeth II n'est pas particulièrement enthousiasmée par la récente union de Nicolas Sarkozy et a décidé de ne pas envoyer de cadeau de mariage, ce qui pourrait bien être jugé méprisant, surtout à la veille d'une visite officielle.
Dans le monde de la symbolique royale, on cogite aussi intensément sur ce que pourrait être le cadeau de bienvenue offert au président français. Comme l'explique un porte-parole, « il n'est pas dans les habitudes de la reine d'offrir des cadeaux de mariage lorsqu'elle ne connaît pas personnellement les mariés. Et nous n'avons pas encore décidé de ce que nous offririons au couple présidentiel à son arrivée à Londres. » Le premier jour sera le moment le plus délicat de la visite, la reine devant recevoir le président et la première dame pour un déjeuner privé. Ensuite, le protocole reprendra ses droits pour régir plus strictement le déroulé des événements. Et puis, si Carla finit vraiment par sortir sa guitare, au moins sait-on que Sa Majesté est passée maîtresse dans l'art d'accueillir avec courtoisie les spectacles les plus incongrus."
Haaaa j'aime quand c'est si bien dit....Seul les anglais osent dire les choses avec une telle distinction!
Que même que je suis qu'une mechante cafteuse.
J'ai honte.
Héhé.